| Résumé | Les auteurs ont étudié les facteurs affectant l'efficacité de la sélection pour une augmentation de la fixation de N₂(C₂H₂) chez Pisum sativum L. Dix génotypes, antérieurement sélectionnés pour la variabilité du taux de fixation lorsqu'on leur inocule un mélange commercial de souches de Rhizobium leguminosarum, ont été examinés à l'aide d'inoculums de souche pure (128C52 et 10004). Les souches et les génotypes affectent tous les deux le taux de fixation, mais il y a aussi des interactions génotype × souche (G × S). L'augmentation du taux de croissance relative est associée à l'augmentation de la fixation lorsque les souches sont comparées, mais non lorsque les génotypes sont comparés. Ces différences dans la réaction aux changements des souches et des génotypes ont été étudiées de manière plus approfondie pendant une période de 4 semaines, à l'aide de génotypes sélectionnés spécifiquement pour des taux élevés ou faibles de réduction du C₂H₂ avec les deux souches de rhizobium. La souche 128C52 et les génotypes sélectionnés pour un taux élevé de réduction du C₂H₂ ont un taux maximum de réduction de C₂H₂ plus élevé que celui des génotypes sélectionnés pour un taux faible de réduction du C₂H₂, mais les souches diffèrent également par le moment où la fixation débute. Les plantes inoculées par la souche 128C52 ont des taux de fixation significatifs 3–4 jours avant celles inoculées par la souche 10004. Cette disponibilité plus hâtive de l'azote dans le premier cas peut alléger la carence initiale en azote et, par conséquent, augmenter le taux de croissance relative. Toutes les différences dans le taux de fixation sont reliées à la nodulation. Bien qu'une nodulation et une fixation hâtive semblent importantes pour la croissance de la plante en absence d'azote, l'expression de la variabilité des génotypes ou des souches pourrait être diminuée par la présence au champ d'azote combiné, à cause de l'effet inhibiteur de ce dernier sur la fixation. |
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